La fille du train
Paula Hawkins signe avec ce premier roman un thriller psychologique à trois voix qui a marqué son époque. Rachel prend le même train chaque jour, matin et soir, toujours assise à la même place. À chaque arrêt, son regard se pose sur une maison qu’elle connaît par cœur, sur un couple qu’elle a rebaptisé Jason et Jess et dont elle s’invente la vie, les habitudes, le bonheur. Un couple parfait, croit-elle, comme elle et son ex-mari ont pu l’être avant la trahison, avant la rupture qui l’a laissée seule, à la dérive, noyant son chagrin dans l’alcool.
Mais un matin, elle aperçoit la jeune femme avec un inconnu à sa fenêtre. Le lendemain, c’est son visage qui s’étale à la une des journaux : elle a disparu. Rachel, rongée par des trous de mémoire de plus en plus inquiétants, réalise qu’elle se trouvait dans le quartier ce soir-là sans pouvoir se souvenir de ce qu’elle y a fait. Elle décide alors de mener l’enquête à sa manière, quitte à s’enfoncer un peu plus dans le mensonge et l’obsession.
Autour d’elle, deux autres femmes, Megan et Anna, portent chacune un pan de la vérité sans le savoir. Hawkins alterne leurs voix avec une précision redoutable, distillant fausses pistes et coups de théâtre. Impossible de lâcher ce roman : chaque chapitre referme une hypothèse pour en ouvrir aussitôt une autre, et les rebondissements finissent par surprendre même les lecteurs les plus aguerris. Un premier roman qui explique à lui seul pourquoi Paula Hawkins est devenue l’une des voix incontournables du thriller psychologique.
Le Chien Blanc
