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Transylvania

En plein cœur de la Transylvanie, région enveloppée de légendes et de superstitions, la jeune inspectrice Mina Dragan est envoyée au château de Bran, un lieu chargé d’histoire et associé depuis toujours au mythe de Dracula. Dans un hôtel isolé attenant au château, un crime déroutant a été commis : le seul client présent ce soir-là a été retrouvé mort dans sa chambre, allongé près d’une mystérieuse malle verrouillée et portant sur la main un tatouage énigmatique que personne ne parvient à interpréter.

Très vite, Mina comprend que rien dans cette affaire n’est ordinaire. Les indices qu’elle découvre semblent puiser dans un imaginaire familier mais inquiétant. Certaines mises en scène et détails renvoient à des récits traditionnels mais détournés, amplifiant une atmosphère déjà pesante dans cette Transylvanie sauvage, faite de forêts profondes, de montagnes enneigées et de villages reculés où les croyances anciennes ont survécu au temps.

À mesure que l’enquête progresse, Mina est confrontée à une série d’événements troublants et à des personnages ambigus, dont chacun semble détenir une part de vérité. Loin de ses repères, presque totalement seule dans un environnement hostile, elle plonge au cœur d’un jeu de piste déroutant où les mythes se mêlent aux motivations bien réelles d’un esprit manipulateur. Plus elle avance, plus Mina comprend que ce meurtre n’est pas le point de départ d’un vaste secret historique, mais un acte soigneusement orchestré pour la viser, la manipuler et l’entraîner exactement là où quelqu’un veut qu’elle aille.

J’ai du mal à me positionner clairement sur ce livre : mon ressenti est vraiment mitigé. L’histoire est dense, parfois même trop, au point de donner la sensation que tout part un peu dans tous les sens. Mina enchaîne les situations extrêmes et invraisemblables, dont elle se sort avec une aisance quasi super-héroïque. Je suis bien consciente que ce roman n’a pas vocation à être réaliste et que le thriller peut parfaitement jouer avec l’excès et le spectaculaire, mais malgré cela, certains passages m’ont semblé pousser la vraisemblance un peu trop loin pour que j’y adhère totalement. Cela nuit un peu à la crédibilité de l’ensemble, d’autant plus que Mina mène l’enquête totalement seule. Dans un polar, l’absence de coéquipier ou de partenaire se fait sentir ; j’aurais apprécié une dynamique de duo, qui aurait apporté plus d’équilibre et de réalisme.

Malgré cela, le roman est bien écrit, rythmé, et Nicolas Beuglet parvient à transmettre très efficacement les émotions de son héroïne, parfois même avec une intensité qui peut sembler encore une fois excessive, mais qui reste prenante. On a envie d’avancer, de comprendre, de suivre Mina dans cette spirale de mystères.

En somme, un thriller ambitieux, immersif et efficace, mais qui pousse parfois le curseur du spectaculaire un peu trop loin.

Le Chien Blanc

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