Maxime Chattam,  Polars Thrillers

8,2 Secondes

Polar/Thriller

Le roman suit deux héroïnes dont les trajectoires se déroulent en parallèle avant de révéler une connexion profonde.

Constance, scénariste française, s’est retirée dans un chalet isolé au bord d’un lac, après la disparition brutale de son mari et de son fils. Hantée par le deuil, elle vit dans une forme d’effacement de soi, où chaque seconde semble une lutte contre la tentation du renoncement. Son récit relève du monologue intérieur, fait de souvenirs fragmentés, de culpabilité et d’une quête de sens. La forêt, omniprésente, agit comme un miroir de son isolement: sublime, inquiétante, indifférente à la souffrance humaine.

May, quant à elle, est inspectrice à New York. Elle enquête sur un tueur en série surnommé le « Grand Méchant Loup », qui semble jouer avec les autorités et incarner une figure du mal insaisissable, presque mythique. Son récit adopte les codes du thriller classique : collecte d’indices, tension narrative, urgence temporelle. Pourtant, au-delà de l’enquête, May incarne aussi une femme en prise avec ses propres failles, révélant une autre forme de vulnérabilité humaine.

Un excellent polar.

Je suis véritablement entrée dans le roman à partir du deuxième chapitre, moment où l’histoire prend son rythme grâce à l’alternance narrative entre deux héroïnes que tout semble opposer. Constance et May évoluent dans des univers qui, au premier regard, n’ont rien en commun, et c’est précisément cette construction qui donne au récit une cadence addictive, entre introspection et traque criminelle.

Au fil des pages, une question nous obsède : comment ces deux histoires vont-elles finir par n’en former qu’une seule ? Le lecteur se transforme en enquêteur, guettant le point de convergence, tissant des hypothèses, essayant d’anticiper… jusqu’à un dénouement aussi surprenant qu’inattendu, qui déjoue brillamment toutes les pistes imaginées.

Chattam maîtrise également l’émotion : les états d’âme, traumatismes et doutes des personnages sont finement décrits, donnant au thriller une profondeur psychologique marquante. Le suspense ne se limite pas à l’enquête policière, il est aussi intérieur, humain, presque existentiel. On s’interroge, on doute, on ressent, on redoute, et surtout, on ne s’ennuie jamais.

Je découvre Maxime Chattam avec ce roman, et cette première lecture est une réussite. Son écriture, à la fois sensible et haletante, me donne immédiatement envie de lire un autre titre de cet auteur.

Le Chien Blanc

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